dimanche 9 octobre 2011

Tu votes ou tu sondes?

Les instituts de sondages seraient-ils le passage obligé avant les urnes? J'entends ici et là la même litanie: il faut voter utile à la primaire pour battre Sarkozy. Traduction: comme les sondages ne mettent gagnant que Hollande et Aubry face à Sarkozy, il faut nécessairement faire élire l'un ou l'autre, qu'importe nos idées, fi de nos convictions intimes.
Mon objectif n'est pas de rappeler que les sondages n'ont jamais fait une élection. Non, mon objectif est de réveiller votre conscience citoyenne et votre liberté d'opinion. J'ai écouté les débats, j'ai lu les écrits des différents candidats. Je m'étonne donc que la majorité des personnes autour de moi s'enflamment pour les deux candidats faits reine et roi par les sondages, c'est à dire MA et FH. Je m'en étonne car il me semble que ce sont les deux candidats avec le moins de propositions, et les plus neutres: ni trop à gauche de la gauche, ni trop à droite de la droite, rasage gratis mais on rembourse la dette. Pourquoi les discours les plus consensuels remportent-ils l'adhésion de la masse? A quoi sert la sollicitation des citoyens, voire même la démocratie, si elles sont usées à une seule et même fin: renforcer les compromis mous?
Mais enfin, peuple de gauche, humanistes, esprits vivants, créatifs, libérés, ce n'est pas en cautionnant l'ordre établi que nous allons insuffler le changement! Ayez le courage de vos idées, allez jusqu'au bout du débat politique, fiers et courageux! Faites triompher le débat programmatique au débat d'images. Osez le chamboulement, révoltez vous contre les résultats connus d'avance, prenez en main votre destin. Quoiqu'il en soit, quel que soit le candidat désigné pour ces primaires du PS, nous ne ferons pas l'économie d'un rassemblement. Également, quel que soit le candidat désigné, il sera le meilleur, car porté par une dynamique. Raison de plus pour renverser les tendances que l'on voudrait nous faire avaler avant le vote.
On parle du succès des primaires comme un fait presque déjà établi. Pour ma part, je pense que le succès n'en sera pas un si l'on ne fait pas mentir les sondages. Ne vous faites pas voler vos primaires! Faire gagner les sondages, c'est faire gagner l'uniformisation des esprits.
Le vote n'est pas un examen auquel l'unique bonne réponse serait la réponse des enquêtes d'opinion. Non, le vote est un moyen d'expression et par extension, une possibilité de changement, l'occasion de faire entendre sa voix et de prendre son destin en main.

Alors, en ce dimanche de premier tour des primaires du PS, chers camarades, sympathisants de gauche, adhérents aux valeur de la gauche, humanistes, utopistes, sociaux-anarchistes, levez-vous, soyez dignes du droit de vote, et portez aux urnes la rupture avec l'ordre établi.

lundi 26 septembre 2011

Travailler mieux pour gagner encore

Travailler plus pour gagner plus, ou comment écrabouiller le travail.
Si l'on veut créer de la croissance demain, ce n'est pas une question de volume qu'il faut se poser, mais une question de qualité. Nous devons innover à nouveau, et faire entrer tous nos brillants cerveaux en ébullition pour créer utile, et produire bien avant de produire en masse.
Je regardais récemment un reportage sur la création de google. Et je me suis demandée pourquoi cela ne se passe pas en France. Alors que, je le maintiens, nous avons TOUS la possibilité d'accéder à une éducation de très haut niveau, qui nous donne la possibilité de penser juste et en connaissance de cause au lieu de régurgiter des théories.
En tant qu'être humains, nous avons l'intelligence, nous ne sommes pas des machines de productions. Tâches répétitives, travaux sans intérêt, dilution du sens intrinsèque du travail, pressions inutiles, rentabilité au détriment de la qualité, reproduction de schémas de production usés etc... La liste des facteurs de déshumanisation du travail est longue.
Ma proposition, la voilà: travailler mieux pour gagner mieux. Comment? En boostant la compétitivité de nos produits existants, et en planifiant les grandes lignes de notre politique industrielle. Nous devons remettre la valeur au centre de nos préoccupations de productions. Nous devons en parallèle structurer et favoriser les investissements vers des industries stratégiques, décidées par l'Etat en coordination avec les acteurs économiques et sociaux (au passage, on redonne un peu de lustre à la politique en lieu et forme des pouvoirs financiers).
Les cerveaux sont là, les ambitions aussi. Ce qui manque, ce sont les soutiens à la jeunesse et à l'intelligence. Dans un pays un peu trop conservateur comme la France en général, de surcroit à droite dure comme la France d'aujourd'hui, les petits pouvoirs et autres individualismes sclérosent totalement les initiatives inspirées.
J'en appelle aux cerveaux des jeunes français, parce que je crois en leur intelligence et créativité profonde. Faites sauter les verrous, entrez dans la révolution des esprits, bousculez les ordres établis. Faites à votre manière, mettez-y du sens et attelez vous à le faire du mieux possible. Et soyez convaincus que ce ne sera pas avec un gouvernement néo-con(servateur) qui ne souhaite sous aucun prétexte mettre l'économie au service du bien être des peuples que vous pourrez exprimer vos talents.
Dès lors, qui donc à gauche nous propose cette vision de la société qui fera que demain, nous travaillerons mieux pour gagner encore? Je vous laisse choisir, mais j'ai déjà ma petite idée sur qui a le pouce le plus vert.

lundi 22 août 2011

Les cigales, les fourmis et l'impôt négatif

Vous êtes encore en vacances, en Amérique Latine, en Corse, ou bien encore dans la maison de Bretagne (oui, oui, que des destinations de BoBo, pour vous mes lecteurs de gauche). Vous êtes bronzés, rafraichis, heureux d'avoir survécu à une nouvelle année de Sarkozisme, soulagé d'avoir sauvé votre assurance-vie jusqu'à la prochaine crise, rassuré pour DSK, plein d'espérance pour Martine, François ou Ségolène (rayez la mention inutile). Mais voilà que dans cette plénitude mi inconsciente mi insouciante, vous avez oublié qu'en rentrant à Paris, déjà énervé et déprimé, la première lettre que vous trouverez au milieu de pubs "discount rentrée" Monop, sera celle du Trésor Public.
Heureusement, pendant que vous roupilliez, le doux son des cigales masquant celui du monde qui s'écroule, la bienveillante petite fourmi Fée Follay elle, pensait...


Au gré de mes pensées, j'ai fait une drôle de trouvaille. Cela s'appelle l'impôt négatif. Le principe est le suivant: tous les citoyens reçoivent le même montant d'allocation de la part du gouvernement, et tous sont assujettis au même pourcentage de taxation sur leur revenu de travail.

Prenons un exemple. Soit un pourcentage de 10% et une prime de 1000 euros.
Si je gagne 1.000 euros en revenu imposable, je paie 100 euros d’impôts, et l’État me verse 1.000 euros. Mon gain net est de 1.900 euros, celui de l’État moins 900.
Si je gagne 10.000 euros en revenu imposable, je paie 1.000 euros d’impôts, et l’état me verse 1.000 euros. Mon gain net est de 10.000 euro, celui de l’État 0.
Si je gagne 100.000 euros en revenu imposable, je paie 10.000 euros d’impôts, et l’État me verse 1.000 euros. Mon gain net est de 91.000 euros, celui de l’État 9.000.

Bien entendu, ce n'est qu'un exemple et il reste a fixer le pourcentage et la prime à un niveau national, adapté à nos besoins. Car présenté de cette manière, cela semble très simpliste.

Ceci dit, il me semble que les avantages sont multiples : effet de lissage de la progressivité de la taxe sur la valeur travail, disparition des effets de seuil, sentiment d’égalité face a l’impôt sur les revenus, flexibilité positive sur les salaires de par l'absence d'un salaire minimum, relance du pouvoir d'achat pour les ménages les plus pauvres, absence d’étouffement par l’impôt pour les ménages les plus fortunés...



Alors mes petites cigales? Ça vous plait comme idée? Réfléchissez-y au moins dans le train du retour. Ça vous évitera peut-être de moins pester telle une fourmi pas prêteuse au moment d'ouvrir la boîte aux lettres.

dimanche 7 août 2011

HA HA HA - it's just another brick in the wall.

Enfin, les zorros de la finance ont remis de l'ordre: pour la première fois de leur existence, ils n'ont pas signé d'un AAA à la pointe de l'épée. Le premier de la classe n'est plus, les maîtres ont tranché malgré les contestations de ces derniers.
La contestation en question est une petite erreur de calcul dans le corrigé, une petite erreur de quelques trillions. De toute façon, erreur ou pas erreur, depuis le temps que les maîtres financiers bourrent le crâne de l'opinion publique mondiale avec les problèmes de dette des élèves états, il fallait faire un exemple.
Car il faut bien le dire, en particulier suite à la crise de 2008, on a frôlé la catastrophe: faillite des maîtres, contraints de solliciter la clémence boursière des élèves pour assurer l'avenir de la plus grande institution du savoir humain, l'Argent.
Vous imaginez les conséquences? Les états auraient remis un peu d'ordre à coups de régulations et lois, ils se seraient organisés en instances de gouvernance globale, c'eût été le retour de l'usage efficace de la fonction politique, la démocratie aurait pris tout son sens, et on aurait peut-être même abouti à un renversement des valeurs, à savoir l'Humain au centre, avec l'économie comme moyen d'émancipation. Le monde se serait transformé en clip des Pink Floyd, le peuple chantant we don't need no éducation. En d'autres termes, le chaos!

Avec cette mauvaise note, tout rentre dans l'ordre, en nous faisant bien comprendre qui dirige l'école du monde. C'est comme un avertissement, pour dire que dans le grand cycle de la matière capitalisme, tout doit continuer tel qu'il est aujourd'hui . Aux crises succèdent les bulles, qui créent des crises. Les crises éprouvent la clémence des états, affaiblissent la démocratie, pressurisent les salariés. Les bulles restent le filet de sécurité des financiers, garantes de la diabolique créativité destructrice de l'économie réelle, pour un accroissement du profit irréel.

N'y aurait-il que la cynique Fée Follay pour en rire? Encore une nouvelle preuve de l'immaturité de son utopisme irréaliste?

lundi 25 juillet 2011

Je pense donc je France

Fraichement rentrée de mon escapade française, que lis-je sur lemonde.fr ? Madame Royal veut renouer avec le prestige de la France. Mais quelle idée saugrenue, n'est-il pas ?
Le passé, c'est le passé ! Adieu Montaigne et La Béotie, avec vos certitudes sur les liens magiques qui unissent les hommes. Du vent Les Lumières et vos grands écrits sur l'égalité des hommes et leur libre arbitre. Au bucher Ferry (Jules bien sûr, non pas notre illustre philosophe contemporain éponyme, Luc), emportes-y ta République laïque.
Il faut se tourner vers l'avenir désormais. Nos savoir faire mondialement reconnus, notre élégance dans chacuns de nos gestes et pensées, notre obsession de la beauté, cette certaine idée de l'humain qui nous pousse naturellement à la tolérance, notre capacité à raisonner avec brio, notre habileté rhétorique. Dites-moi donc à quoi cela va-t-il nous servir dans ce nouveau monde globalisé ? Pourquoi réapprendre à penser à nos enfants, dans nos écoles ? Toutes ces idioties ne sont que foutaises, encore des excuses pour faignanter et profiter du système alimenté par ceux qui produisent. Notre président par exemple. Pourquoi diable n’a-t-il pas ouvert un livre de sa vie ? Eh bien car lui ce n’est pas un profiteur assisté non rentable ! Pas comme les Mitterrand, Giscard, De Gaulle, qui eux, en ont lu des livres ! Tellement qu'ils en ont même écrits ! Notre président, il n'a pas le temps: il travaille, il produit, il s'active. Vous l’aurez bien remarqué. Toutes ces nouvelles lois sorties en 5 ans. Et il s'occupe de tout en plus: exécutif, législatif, judiciaire, et même media / marketing. Ça, c'est de la production : straight through processing, focus delivery, management just on time, end to end control, max ROI. Donc ses seuls instants de libre, on le comprend, sont consacrés aux choses simples de la vie, comme, par exemple, faire un enfant.

Moi, je vous le dis, à vouloir réalimenter nos esprits pour inventer et créer de nouveau, en aspirant à redevenir les leaders de la pensée du monde, on va finir comme les Grecs et les Italiens... Tiens au fait ces peuples, les Grecs et les italiens, c'étaient pas des peuples super à la pointe de la pensée humaine à un moment de l’(H)histoire ? La cité, la Res Publica, tout ça... Ce n’est pas eux? Qu'est-ce qui leur est arrivé? Vous n’auriez pas une idée par hasard ?... Voyons voir… J'en ai peut être une, moi... J’ai comme l’impression qu'ils se sont arrêtés de penser.

mardi 14 juin 2011

Miss PadawAAn chez les gaulois, Billy Bong Kronic chez les Bisounours

A chaque élection présidentielle, et ce depuis que je suis en âge de comprendre, elle s'invite dans le débat. Ce n'est pas qu'elle y est clairement invitée, mais il faut bien le dire, le public, voire même quelques politiques, la réclament. Tout le monde la connait, beaucoup la croisent, certains la fréquentent, très peu l'exploitent. Elle entre toujours par la porte de gauche, avec son petit air malicieux, comme pour dire "alors, quels arguments m'avez-vous prépare cette fois pour me refuser mon passport?".
Cette année encore, Miss PadawAAn a chevauché son dragon depuis 11ErolawEEd, pour nous arriver toute fraîche et paisible.

Si je comprends bien, ce sont les violences à Sevran qui ont relancé les discussions. Délire ultra sécuritaire oblige, les arguments "illégalité, donc dealers, donc violence, donc insécurité" ont été les premiers sur le terrain. Mais maintenant que Miss PadawAAn vient d'arriver, je propose un vrai débat de fond, qui par extension, résoudra les problèmes collatéraux.

La dépénalisation, c'est avant tout une question de transparence au travers des volutes hypocrites des industries du tabac, de l'alcool, des médicaments, des armes, du sexe, etc... Tout système établi doit faire face un jour ou l'autre à ses dérives, ses addictions, ses déviances. C'est pour cela que les autorités mettent en place des instances de gouvernance indépendantes plus ou moins efficaces. Je ne suis pas une pro fumette, poussant à la déperdition de notre jeunesse via la transcendance des interdits. Je voudrais simplement comprendre. Pourquoi Miss PadawAAn n'est jamais la bienvenue, sauf en Hollande (et encore, même là bas on veut se l'approprier pour les locaux uniquement) ? Si seulement quelqu'un avait une explication rationnelle, autre que "c'est de la drogue, ça rend addict" ou encore "ça ouvrirait trop les consciences, ça créerait des révolutions", je suis prête à écouter.

Mais soyons honnête 2 minutes. Quels sont les risques tangibles d'une société à dépénaliser l'usage du cannabis pour consommation personnelle? Tout le monde de ma génération ou presque a fumé des clopes ou pris un verre avant 18 ans. Ca n'a pas fait de nous des cancéreux à 30 ans ou des alcooliques anonymes. Une fois encore, il s'agit de bon sens et de responsabilisation. Il s'agit de pouvoir jouir de son plaisir sans entrave à sa liberté et celle des autres. Il s'agit de partage et d'ouverture. Il s'agit enfin de rire, de joie, de découverte et d'expérience.

Alors voila ce que je propose, dans la droite mode des droits et devoirs. Notre droit, ce serait de pouvoir se procurer de la bonne herbe, proprement cultivée, légalement distribuée, raisonnablement taxée, convenablement profitable. Notre devoir, ce serait d'en user avec modération, sans en faire l'apologie, sans en dépendre outre mesure, sans en commercer en dehors des circuits officiels, sans en user pour autre chose que son bien être.

En attendant le retour de Miss PadawAAn, chez les Bisounours, on accueille le cousin Billy Bong Kronic, qui lui, a un passeport tout à fait légal ici.

mercredi 1 juin 2011

Come together - right now - over me

Allé hop! Tous ensembles pour une partouze géante, fusion des corps et des idées! Anarchisation des démocraties, libération des consciences et libertinage des fesses!

Oh oui! Ere du verseau, dans tes révolutions pacifistes, viens donc nous enivrer de plaisir, nous émoustiller de créativité, nous transcender de joie. Ne cassons pas avec haine, mais changeons avec amour.

Que les tétons pointent, les verges se tendent, les langues se délient, les corps s'embrassent, les bouches s'ouvrent, tous ensemble dans une harmonieuse étreinte universelle!